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Food For Thought

FOOD FOR THOUGHT

25 Juillet 2005

 

Commentaire de l'album

Food For Thought – Site officiel

 

 Qui êtes vous et quels sont vos antécédents ? 

Henrik Johansson : Je suis né au milieu des années 70 et je fais de la musique depuis que j'ai deux ans et demi, j'ai formé mon premier groupe en 1989. J'écoutais les disques de ma mère jusqu'en 1985, époque à laquelle je me suis tourné vers le Hard Rock et Maiden. J'ai élargi mon horizon musical petit à petit et je suis aujourd'hui très intéressé par la musique électronique et les vieux groupes Jazz un peu déjantés. Je me suis mis à la guitare depuis que j'ai intégré divers groupes et je suis ensuite passé à la basse. Je tripote aussi les claviers, mais rien de bien extravagant.

Mattias Reinholdsson : Je joue de la guitare, de la basse et même de la batterie en plus de chanter dans un groupe depuis le début des années 90. Je fais 1m83, je suis plutôt poilu et j'ai un très bon sens de l'orientation.

 Comment vous êtes vous rencontrés ? 

Henrik Johansson : On s'est rencontré à un concert de Bruce Dickinson à Stockholm, lors de la tournée Balls to Picasso.

Mattias Reinholdsson : Ouais, en septembre 1994. On a aussi rencontré Chris Dale pour la première fois ce soir-là.

 Comment avez-vous sélectionné les musiciens qui allaient jouer sur un morceau particulier ? 

Henrik Johansson : Dans certains cas, il s'agissait de vouloir un certain niveau de qualité pour le morceau, et nous avons donc demandé à ceux dont on savait qu'ils seraient capables de nous fournir ce que nous voulions. Dans d'autres cas, il s'agissait simplement de trouver des musiciens capables de jouer d'instruments dont nous ne pouvions pas jouer nous-mêmes. Et d'en d'autres cas encore, nous avons demandé à certaines personnes de participer parce qu'on s'est dit que ce serait sympa de les avoir sur l'album.

Mattias Reinholdsson : La plupart d'entre eux sont des amis, alors ce ne fut pas très compliqué de leur demander. Tout s'est passé plutôt naturellement, en fait. Mais il y a des noms que nous voulions absolument sur l'album. Des gens comme Marko Manninen, Björn Flodkvist, L-G Petrov, Bo Lindberg et Peter Lokrantz. Parce qu'ils correspondaient au « son de nos idées ». Alors il a fallu jouer au détective – surtout moi ! – afin de trouver leurs adresses email ou leurs numéros de téléphone avant de pouvoir leur poser la question.

 Pourquoi avez-vous choisi de reprendre des morceaux d'Iron Maiden plutôt que ceux d'un autre groupe ? 

Henrik Johansson : Eh bien, Maiden a été un groupe essentiel pour nous quand nous nous sommes mis à faire de la musique et pendant toute notre adolescence. Par conséquent, c'est un groupe dont la musique nous est très familière et que nous « connaissons » probablement assez pour pouvoir déconner avec de la façons dont nous l'avons fait.

Mattias Reinholdsson : Nous n'avons même pas envisagé de faire ça avec aucun autre groupe. Nous adorons suffisamment Maiden et leurs morceaux pour le faire.

 Comment avez-vous choisi les morceaux que vous vouliez reprendre, ainsi que le style que vous alliez appliquer à chaque morceau ? 

Henrik Johansson : Ces questions ne sont en fait qu'une seule. Comme nous l'avons dit précédemment, nous connaissons suffisamment bien la musique de Maiden pour pouvoir sélectionner des reprises adéquates dans un style donné, puis d'expérimenter avec afin de voir comment le morceau de Maiden peut s'intégrer dans ce style. Et nous avons apparemment trouvé les morceaux adéquats assez rapidement. « Mercenary » nous est venu quand nous avons décidé qu'il nous fallait un morceau style années 70, du Disco à la BeeGees. Nous avons immédiatement pensé à "Mercenary" car le phrasé se prête plutôt bien à ce style. Pour « Seventh Son... », il s'agissait plus du fait que nous voulions ce morceau sur l'album parce que nous voulions absolument jouer la fin comme Maiden le fait, bien que nous n'ayons eu aucune idée de ce qu'on pouvait faire avec le reste du morceau. Après avoir essayé tout plein de trucs, nous avons juste décidé de le jouer avec le petit synthé et la guitare tel qu'il est sur l'album, et on s'est dit que c'était très bien comme ça.

Mattias Reinholdsson : Ouais, et nous avions aussi certaines « règles ». Nous voulions jouer au moins un morceau par album, ce que nous avons presque réussi à faire. Mais les idées pour les arrangements sont venues en premier, avant de savoir quel morceau nous allions jouer. Et la plupart de ces idées nous sont venues « juste comme ça. C'est dur à expliquer, en fait. Le « Mercenary » à la BeeGees est une reprise qui peut sembler plutôt « déjantée », mais le chant sur la version originale nous a tout simplement amené aux BeeGees – la façon de chanter en staccato. Cela nous a paru évident.

 Les reprises que vous avez faites représentent presque l'entière discographie d'Iron Maiden. Quel est votre album préféré ? Votre morceau préféré ? Et pourquoi ? 

Henrik Johansson : Mon album préféré est Piece Of Mind parce qu'il a un son unique et des morceaux fantastiques.
Mon morceau préféré ? Le choix est difficile. Pour le moment, j'adore « Prodigal Son » beaucoup plus que ce qui est considéré sain pour le corps humain. Et peu de choses arrivent à battre « 22 Acacia Avenue » (surtout la version de Dortmund 83 !!!).

Mattias Reinholdsson : Piece Of Mind est mon album préféré. Pour le morceau préféré, c'est plus délicat. Normalement, je dirais « Total Eclipse », mais il y a tout plein d'autres morceaux que j'adore aussi. Pourquoi ? parce que Piece Of Mind est un super-album. Les morceaux, le son et la pochette. « Total Eclipse » est un morceau fort avec tous les élément qui font que Iron Maiden est Iron Maiden.

 Parmi est 19 reprises que vous avez faites, quelle est celle qui vous satisfait le plus ? Quelle est celle dont vous êtes le moins contents ? Et dans les deux cas, pourquoi? 

Henrik Johansson : Je pense que mon avis est actuellement trop subjectif, puisque j'ai tendance à préférer les deux morceaux les plus récents (« Heaven Can Wait » et « Blood On The World's Hands »), probablement en raison du fait que ce sont les plus « neufs » et parce que nous les avons mis en place beaucoup plus rapidement que certain qui nous ont demandé plus de deux ans de travail avant d'obtenir la version définitive. Aussi parce qu'ils sonnent de façon plutôt splendide ! Il m'est difficile de dire quels sont ceux que j'aime le moins. J'ai tendance à préférer ceux dont le style est le plus éloigné du genre Metal des versions originales, alors je vous laisse tous deviner desquels je veux parler avec les indications que je vous ai donné.

Mattias Reinholdsson : Pour moi, ça change tous les jours. Aujourd'hui, mon morceau préféré est « Seventh Son Of A Seventh Son ». J'ai tellement adoré l'ambiance et la manière de le jouer. Celui que j'aime le moins... hmm... Peut-être « Public Enema Number One » ou « Innocent Exile » parce qu'ils sont un peu trop longs. Mais en fait je les aime tous.

 Que croyez-vous qu'Iron Maiden penserait d'un tel album ? Avez-vous demandé l'autorisation de le faire ? 

Mattias Reinholdsson : Je crois que Maiden verrait l'humour qu'il contient et apprécierait également le côté plus sérieux. Non, nous n'avons pas demandé d'autorisation.

Henrik Johansson : Je pense sérieusement qu'ils aimeraient ça. Tout d'abord, tout est fait « avec amour » et je suis persuadé qu'ils en sont conscients. C'est un hommage à tous ces morceaux et nous les avons joués aussi bien qu'il est possible de le faire dans des styles radicalement différents. En ce qui concerne l'autorisation, tout est légal d'un point de vue de droits d'auteur et de royalties. Mais pour ce qui est d'obtenir la permission de faire les andouilles avec les arrangements originaux, les types du business ne nous auraient jamais pris au sérieux, alors on n'a même pas essayé.

 Connaissez-vous d'autres albums en hommage à Iron Maiden (il y en a quelques-un) ? Qu'en pensez-vous ? 

Mattias Reinholdsson : La plupart d'entre eux sont plus agréables pour les groupes qui jouent dessus que pour l'auditeur. Ils nous ont vraiment « inspiré » pour faire notre album.

Henrik Johansson : J'ai entendu des extrait de la plupart d'entre eux et c'est vraiment de la merde (sauf la reprise complètement dingue de « The Trooper » par Höyry-Kone sur le double-CD Slave To The Power). Des groupes de daube qui essayent de jouer la musique de Maiden de façon plus lourde ou plus rapide ou plus aggressive, et ils se plantent tous lamentablement. C'est tout simplement chiant. L'idée de départ pour faire notre album était qu'à nous deux, nous pouvions enregistrer proprement quelque chose de plus diversifié que les « tributes » déjà sortis. Ce sont tous des groupes différents, mais leurs reprises sonnent comme du « sous-Maiden ». Ce que nous avons essayé de faire – j'espère avec succès ! – est de jouer ces morceaux de manière à ce qu'il ne sonnent pas du tout comme Maiden. À quelques exceptions près, bien sûr...

 Iron Maiden existe maintenant depuis 30 ans et arrive lentement en fin de carrière. Croyez-vous que les groupes de reprises vont reprendre le flambeau, un peu comme les orchestres modernes continuent de jouer du Mozart, du Beethoven et d'autres grands classiques quelques 250 ans plus tard ? 

Henrik Johansson : C'est une très bonne question et je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle auparavant. Il est possible que ce soit ce qui va se produire. D'un autre côté, je ne connais pas de musiciens jouant uniquement du Robert Johnson dans la veine des morceaux originaux, mais je pense que la comparaison est acceptable. J'en sais trop rien, en fait...

Mattias Reinholdsson : Je crois que la musique live sera toujours aussi agréable à entendre dans 250 ans, alors pourquoi pas ?

 Avez-vous des projets concernant un autre album du même gabarit, avec des morceaux que vous avez déjà repris, mais dans un autre style, ainsi que de nouvelles reprises ? 

Henrik Johansson : Une sorte de « Volume II » ? Je crois qu'on pourrait très bien faire ça facilement, avec toutes les idées bizarres qui traînent quotidiennement dans ma tête, mais ce serait un peu de la surexploitation du concept si on devait faire une deuxième partie de cet album, surtout s'il a beaucoup de succès. Mais qui sait ? Il reste quelques idées que nous n'avons pas utilisées et au moins un morceau que nous avons enregistré et que nous n'avons pas inclus sur l'album.

Mattias Reinholdsson : Qui sait? Mais toutefois pas dans un avenir proche.


 

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